Pétition : Pour 100% d’énergies renouvelables d’ici 2035


La question de la sortie du nucléaire reste plus que jamais d’actualité, ceci malgré la loi de transition énergétique qui vient d’être signé par notre gouvernement.

Se reporter à l’article sur notre site : Loi de transition énergétique ? ou loi de pérennisation énergétique ?

C’est pourquoi nous avons décidé de lancer une grande pétition :

Pour 100% d’énergies renouvelables d’ici 2035.

Fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim en 2016,
Fermeture des centrales de Tricastin et Blaye en 2017.

Pour signer la pétition, c’est ici :

https://www.change.org/p/pour-100-d-%C3%A9nergies-renouvelables-d-ici-2035?

Le texte de la pétition :

R.E.C.H. – Réaction en chaîne humaine
Agir pour la sortie du nucléaire

PETITION

Pour 100% d’énergies renouvelables d’ici 2035

Fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim en 2016,
Fermeture des centrales de Tricastin et Blaye en 2017.

NOUS ADRESSERONS LA PETITION A :

Au Président de la République française, François Hollande,
Au Ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, Ségolène Royal,
Au Président du Parlement européen, Martin Schulze,
A La Chancelière allemande, Angela Merkel,
Au Pape.

Au plus tard le premier décembre 2015, à l’occasion de la conférence « Paris Climat 2015 – COP21 ».
La pétition restera ouverte aux signatures après cette première échéance.

LES FAITS :

Parmi les 58 réacteurs nucléaires Français, 3/4 auront plus de 30 ans en 2016 (et 90 % en 2020). La durée de vie d’un réacteur est de 30 ans.

Ceci fait courir un risque inacceptable de catastrophe atomique en France (cf. annexe 1).

L’ASN reconnaît que le risque zéro n’existe pas.

Le nucléaire n’est pas une solution au réchauffement climatique : il produit de 35 g(a) à 66 g(b) d’équivalent CO2/KWh dans tout son cycle, contre 20 g(a) en moyenne pour les énergies renouvelables.

L’accumulation colossale de déchets radioactifs hautement toxiques et mortels est un fardeau inacceptable et ingérable pour les générations futures (cf. annexe 2).

Les prix actuels de l’électricité, maintenus artificiellement bas, ne sont pas tenables sur la durée. L’augmentation est déjà effective (cf. annexe 5).

Remédier à cette situation est une urgence pour l’humanité.

NOUS DEMANDONS :

De fermer la centrale nucléaire de Fessenheim en 2016 (comme promis par le Président Hollande), en 2017 continuer avec la fermeture des centrales de Tricastin et Blaye (voir le plan en annexe).

De développer les énergies renouvelables (cf. annexe 3) pour créer au moins 300 000 emplois non délocalisables et sans danger pour les travailleurs.

De prendre Une décision politique immédiate d’arrêt du nucléaire en fermant TOUTES les centrales selon le plan suivant (cf. Annexe 4).

D’arrêter la construction de nouvelles centrales (EPR à Flamanville et le projet à Penly, ITER à Cadarache).

De transférer toutes les subventions actuellement attribuées au nucléaire, aux énergies renouvelables.

______________________________________________________________
(a) Selon le réseau Sortir du Nucléaire.
(b) Selon l’étude d’un scientifique, publiée dans « Energie Policy » rassemblant 103 études sur les émissions de CO2 par le cycle nucléaire.
______________________________________________________________

ANNEXES

Annexe 1 :

Les principaux accidents connus :

– Fukushima : 2011, niveau 7 sur l’échelle d’INES,
– Tchernobyl : 1986, niveau 7,
– Three Miles Island : 1979, niveau 5,
– St Laurent-des Eaux : 1969, niveau 4 : fusion du cœur du réacteur, intervention de liquidateurs,
– Saint-Laurent-des-Eaux : 1980, niveau 4 : fusion du cœur du réacteur, intervention de liquidateurs,
– La Hague : 1981, niveau 3,
– Gravelines : 1989, niveau 3,
– Le Blayais en Gironde le 27/12/1999 : une tempête couplée à une grande marée inonde les quatre réacteurs. Trois d’entre eux sont arrêtés en urgence. Plusieurs systèmes de refroidissement tombent en panne. EDF déclenche son organisation nationale de crise,
– Cruas en Ardèche le 1/12/2009 : des débris végétaux charriés par le Rhône bloquent le système de refroidissement d’un réacteur ; les systèmes de dernier recours s’enclenchent.

Soit 9 accidents sur une période de 42 ans !
Et pour l’avenir ?

L’échelle de INES (International Nuclear Event Scale) est destinée à faciliter la perception par les médias et le public de la gravité d’un accident. Elle ne constitue pas une évaluation du niveau de radioactivité émis car les limites autorisées sont différentes selon les pays et le niveau attribué varie selon le nombre de personnes exposées a posteriori.

Les niveaux de l’échelle d’INES :

7 : Accident majeur avec effets considérables sur la santé et l’environnement.

6 : Rejet important susceptible d’exiger les contre-mesures prévues (évacuation, mise à l’abri, ingestion iode)

5 : Rejet limité susceptible d’exiger les contre-mesures prévues. Endommagement grave du cœur du réacteur et des barrières radiologiques (enceinte du réacteur, enceinte de confinement).

4 : Rejet mineur avec exposition du public de l’ordre des limites prescrites dans le pays. Endommagement important du cœur du réacteur et des barrières radiologiques. Exposition mortelle d’un travailleur.

3 : Très faible rejet avec exposition du public représentant au moins un pourcentage des limites fixées par l’AIEA (Agence Internationale de l’Energie Atomique). Contamination grave, effets aigus sur la santé d’un travailleur. Accident évité de peu et perte des barrières radiologiques.

2 : Contamination importante avec surexposition d’un travailleur. Incident assorti de défaillances importantes des dispositifs de sécurité.

1 : Anomalie sortant du régime de fonctionnement autorisé.

0 : Ecart, aucune importance du point de vue de la sûreté.

Annexe 2 :

1150 T/an de déchets hautement radioactifs produits en France (Source : Pierre le Hir « Le Monde » 24/6/2009) depuis 40 ans = 46 000 T à surveiller pendant 710 Millions d’années au moins.
Période radioactive de l’Uranium 235 = 710 000 000 d’années, il s’agit du temps au bout duquel l’élément radioactif aura perdu la moitié de sa radioactivité seulement.

Annexe 3 :

Le vent, le soleil sont inépuisables.
Les réserves d’uranium dans le monde représentent 65 ans de consommation au niveau mondial.
Le minerai d’uranium est une énergie fossile importée à 100 %, il n’y a plus aucune réserve en France.

Annexe 4 :

Plan de fermeture des centrales en France :

ANNEES DE FERMETURE

NOM CENTRALE

NOMBRE REACTEURS

COMMENTAIRES

2015

EPR Flamanville

1

Arrêt de la construction

2016

Fessenheim

2

La plus ancienne. Une seule enceinte de confinement (c)

2016

Tricastin

4

17 fissures sur cuve du réacteur n° 1 (ASN)

2017

Le Blayais

4

Estuaire de la gironde. Risque de hausse du niveau de la mer (réchauffement climatique)

2017

Le Bugey

4

2018

Cruas

4

2020

Chinon

4

2021

Dampierre

4

2022

St-Laurent-des-eaux

2

2023

Gravelines

4

2024

Gravelines

2

2025

St Alban du Rhône

2

2026

Flamanville

2

2027

Paluel

4

2028

Cattenom

4

2029

Belleville/Loire

2

2030

Golfech

2

2031

Nogent/Seine

2

2032

Penly

2

2033

Civaux

2

2034

Chooz

2

TOTAUX 2035

59 fermés

Y compris EPR

(c)une seule enceinte de confinement pour tous les réacteurs de 900 MW, soit 34 sur 58.

Annexe 5 :

Le conseil d’Etat (saisi en recours par les fournisseurs d’électricité) a imposé au gouvernement de prendre un arrêté (du 28 juillet 2014) autorisant la hausse rétroactive des tarifs de l’électricité depuis 2012. Donc le gouvernement a été dans l’impossibilité de maintenir la hausse à 2 %.
C’est légal, donc cela peut se reproduire.
Les coûts de la gestion des déchets et du démantèlement ne sont pas compris dans le prix actuel.