Communiqué de presse – Chaîne humaine du 31/01/2015 – à Marseille


MAYAK (Russie) 29.09.1957
THREE MILES ISLAND (USA) 28.03.1979
TCHERNOBYL (Ukraine) 26.04.1986
FUKUSHIMA (Japon) 11.03.2011

Associations Réaction en Chaîne Humaine – R.E.C.H.
Quartier Rouretord
07800 Gilhac et Bruzac
Tel : 0033 7 77 20 27 71
Mail : chainehumaine.fr@gmx.com
Site : http://chainehumaine.fr

Gilhac et Bruzac, le 22 janvier 2015,

Objet : Communiqué de presse de la chaîne humaine du 31/01/2015 – 14h à Marseille
Pour la transition énergétique sans nucléaire

Monsieur, Madame,

Bouleversés par la catastrophe de Fukushima du 11/03/2011 et les cruelles suites sanitaires nous, habitants de la vallée du Rhône particulièrement « équipée » en centrales nucléaires, avons voulu réagir. En 2012 nous avons créé une association qui s’appelle « Réactions en chaîne humaine ». Nous sommes aussi à l’origine de la grande chaîne humaine dans la vallée du Rhône le 11/03/2012.
Notre projet est d’interpeller chaque citoyen et lui proposer de se joindre à nous pour faire La chaîne humaine

Samedi le 31/01/2015 – 14 h à Marseille au Vieux Port sous l’Ombrière
Pour la transition énergétique sans Nucléaire

Pour annoncer :

le 14/03/2015 à 14h00 aura lieu une chaîne humaine entre Tricastin-Marcoule et Cadarache.

Pour dire OUI pour une transition énergétique sans nucléaire, nous ne voulons pas subir ce que vivent les Japonais, les habitants de Three Mile Island et les Ukrainiens depuis 25 ans.

Pendant sa campagne électorale en 2012, le Président de la république française, François Hollande a affirmé qu’il fermerait la centrale de Fessenheim en 2016. A l’heure actuelle nous pensons fortement que la promesse ne sera pas tenue.
En cas de graves problèmes, l’Europe subirait de plein fouet ce drame. Fessenheim est l’un des cinq plus dangereux sites nucléaires en France classé par Greenpeace, avec Tricastin, Blayais, Graveline, Bugey.

Il est temps, que notre gouvernement prenne ses responsabilités et ferme cette centrale qui fait partie des cinq centrales de plus de trente ans en France.

Mais non : l’État avait pris la décision de prolonger la durée de vie des centrales nucléaires. Pour l’instant, le Ministre de l’Économie dément que la décision ait été prise mais confirme que ce choix est discuté à la demande d’EDF.

Plus grave : cette décision interviendrait quelques mois seulement après le Débat National sur la Transition Énergétique (DNTE), qui avait exclu du débat la question du nucléaire. Aujourd’hui, et sans que les citoyens n’aient été une seule fois concerté, le gouvernement déciderait donc unilatéralement de prolonger la durée de vie du parc français pour gagner le temps de construire des nouveaux centrales.

EDF a aussi annoncé son ambition de relever le taux moyen de disponibilité du parc nucléaire : une décision qui va accroître encore plus la pression exercée sur les salarié-e-s et sous-traitants du nucléaire, et fragiliser en cela la sécurité des centrales.

Tricastin accueille la plus importante concentration d’industries nucléaires et chimiques de France

C’est le site nucléaire le plus étendu de France devant l’usine de retraitement de La Hague. Le site regroupe de nombreuses activités liées à la fabrication et l’exploitation du combustible nucléaire.
Ayant dépassée les trente années de fonctionnement depuis 2010, les quatre réacteurs du Tricastin cumulent de nombreux risques d’accidents nucléaires (inondation, tremblement de terre, usure des composants du réacteur, utilisation à outrance d’un personnel sous-traitant…). Le démontage de l’usine d’enrichissement de l’uranium Georges Besse 1 va provoquer de nombreuses pollutions s’ajoutant à celles provoquées par les fuites de tritium dans la nappe phréatique et dans le Rhône.

Venez avec nous pour dire STOP A TRICASTIN et oui à l’Arrêt du nucléaire.

ASTRID Marcoule

Pour le lobby du nucléaire, l’avenir n’est limité ni par les risques pour les populations, ni par l’accumulation des déchets, comme on aurait pu l’espérer, mais tout simplement par la raréfaction de l’uranium et les difficultés de son exploitation.
Deux voies sont ainsi explorées pour assurer la relève des réacteurs actuels:
– La filière du plutonium d’une part, à travers le projet Astrid dont la construction à Marcoule a déjà été décidée, et qui succède à Phénix et Superphénix.
Astrid est un prototype de réacteur appelé indifféremment « réacteur à neutrons rapides » (RNR), « réacteur de 4ème génération » ou encore «  surgénérateur » dont la caractéristique principale est d’utiliser le plutonium, l’élément le plus dangereux issu de l’industrie nucléaire, et le sodium comme fluide caloporteur, sodium qui s’enflamme au contact de l’air et explose au contact de l’eau !
Cette filière est, de ce fait, excessivement dangereuse dans tout son cycle. Malgré sa dangerosité, du plutonium est actuellement introduit dans des combustibles de nos réacteurs à eau : il s’agit du MOX élaboré également à Marcoule.
Un petit rappel historique : le 31 juillet 1977, une manifestation de 60 000 personnes a eu lieu contre le surgénérateur Superphénix (réacteur à neutron rapide comme Astrid) pour dire NON.

Rejoignez nous pour arrêter le projet Astrid.

ITER à Cadarache

ITER est un projet expérimental sur la fusion. Le réacteur est en cours de construction à Cadarache. Cette installation de recherche tentera de recréer la réaction du soleil et de maîtriser cette réaction pour produire de l’électricité.
ITER va coûter au minimum16 milliards d’euros : un fantasme incontrôlable, un projet illusoire et dangereux pour l’environnement. Avec ces 16 milliards d’euros, il pourrait y avoir le développement d’énergies renouvelables, de quoi financer les projets d’économie d’énergie et de création d’emplois malgré la crise.

Main dans la main pour arrêter ITER.

MOINS DE GAZ à effet de serre, avec moins d’énergie nucléaire

L’Allemagne pourrait réduire de 40% ses émissions d’ici 2020 alors que la directive européenne sur le climat ne l’oblige qu’à un objectif de 20% par rapport à 2005.
Avec une croissance du PIB de 2%, la République Fédérale a malgré tout constaté une stabilité des émissions du secteur industriel et surtout une baisse de 3 millions de tonnes du secteur de l’énergie, attribuée en grande partie par l’agence à la part croissante des énergies renouvelables dans le mix énergétique national et d’économie d’énergie important.
OUI pour une transition énergétique sans nucléaire !
Nous comptons sur vous ! Rejoignez nous ! Ensemble main dans la main pour une vraie transition énergétique et pour l’avenir de nos enfants.

Grande Chaîne humaine le 14 mars 2015 à 14h Tricastin-Marcoule–Cadarache
sur 134 km

Téléchargez ici le communiqué de presse au format PDF. R.E.C.H._Communiqué de presse – chaîne humaine du 31/01/2015 à Marseille

home