Unsere Interviews


Bonjour et merci à vous tous qui, partout dans le monde, vous souciez du sort des victimes de l’accident nucléaire de Fukushima ! À l’approche de la date anniversaire de la catastrophe, comme il y a six ans, une neige fine tombe sur Fukushima. Un fort séisme, survenu en novembre dernier dans la région, nous a rappelé le souvenir douloureux du 11 mars 2011, et la profondeur des blessures infligées à chacun depuis lors. Aujourd’hui à Fukushima, des mesures d’incitation au retour sont concrètement mises en place : les directives d’évacuation sont levées les unes après les autres. Cependant, cela ne signifie nullement que l’on peut revenir sans danger à la situation antérieure. Cela veut dire tout simplement : « Puisque la décontamination a été effectuée, prenez sur vous et revenez vivre parmi les substances radioactives. » Dans les zones où la « fin de l’évacuation » a été décrétée, les déchets radioactifs, fruits de la décontamination, s’entassent dans d’innombrables sacs. Pour réduire leur volume, on construit des incinérateurs. Dans la commune de Tomioka, dont la directive d’évacuation sera levée le 1er avril prochain (sauf dans une zone hautement contaminée), le niveau de radioactivité de l’air ambiant atteint le taux de 0,65 micro-sieverts par heure (plus de 10 fois la valeur d’avant 2011). La moitié des habitants a décidé de ne pas réintégrer ses foyers. Dans les communes dont l’évacuation a déjà été annulée l’année dernière (Naraha, Minami-Sôma, Katsurao), le taux du retour est inférieur à 10%. En outre, le gouvernement japonais ainsi que le département de Fukushima cherchent à supprimer l’accès aux logements gratuits pour les personnes qui avaient fait le choix de se réfugier hors des zones officielles d’évacuation. Cette mesure, si elle était appliquée, aurait de graves conséquences pour tous ceux dont la vie a été bouleversée par l’accident nucléaire : perte de leur logement actuel, aggravation de leur précarité, dispersion de la cellule familiale, et enfin obligation de quitter un environnement auquel ils s’étaient enfin accoutumés pour retourner, à leur corps défendant, dans leur lieu d’origine. D’un autre côté, les autorités investissent un budget colossal de « reconstruction » pour mettre fin à l’évacuation et pousser de nouvelles entreprises à venir s’établir dans les zones contaminées. Le département de Fukushima s’est fixé comme objectif de réduire à zéro, avant 2020, le nombre de personnes évacuées ailleurs : à cette fin, la construction de « quartiers modèles » est déjà planifiée dans des zones fortement touchées par la radioactivité, et qui vont être décontaminées. De même, dans la commune de Futaba, à 4 km de la centrale accidentée, on prévoit d’installer une « Base d’archives »...

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Christine HAAS et Georges GRIOT ont une nouvelle fois été interviewés sur la radio RDWA (107,5 FM). Ce fut l’occasion de faire un point sur la situation du nucléaire en France et en Allemagne, sans oublié Fukushima. C’était également l’occasion d’annoncer les prochaines Chaînes Humaines pour sortir du Nucléaire, civil et militaire. (Voir notre page d’accueil). Comme toujours l’interview sur wwwv.rdwa.fr est disponible en podcast illimité dans le temps. Et ici : http://chainehumaine.fr/wp-content/uploads/2014/09/807-Interview-11.09.14-chaine-humaine.mp3 RDWA s’engage, Le nucléaire non merci ! Merci à la radio RDWA ! Date : 11.09.14 Lieu : Studio RDWA Durée : 42’29“ Réalisation : Louis...

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