Bilan 2014 de la Réaction en chaîne humaine

Nous vous remercions de votre présence à l’action sur les 9 ponts du Rhin entre Strasbourg et Schaffhausen (Suisse) le dimanche 9 mars 2014 à l’occasion de la 3ème commémoration de la catastrophe nucléaire et humaine de Fukushima.
Nous organisions ce jour-là une grande manifestation Européenne contre le nucléaire. Les 8000 participants ont montré leur ferme volonté d’une vraie transition énergétique sans nucléaire.
Fessenheim est l’un des cinq sites nucléaires les plus dangereux en France (Tricastin, Blayais, Graveline, Bugey) selon le classement de Greenpeace. Il est temps, que notre gouvernement prenne ses responsabilités et ferme cette centrale de plus de trente ans avant un accident.
Susann Boos a évoqué les difficultés pour une démocratie de trouver des liquidateurs en cas d’accident nucléaire. A Tchernobyl sous la dictature soviétique, les 800 000 liquidateurs n’ont pas eu le choix. En France et dans toute l’Europe qui seront les volontaires?
Bernard Laponche a expliqué pourquoi la fermeture des vieilles centrales semble inévitable et indispensable tout comme c’est interdit de rouler avec une voiture sans contrôle technique.

Les 8000 participants ont demandé à leurs élus européens de prendre en compte notre volonté ferme et commune pour “UN AVENIR et un véritable changement énergétique SANS NUCLEAIRE“.

Nous avons réclamé des subventions européennes et l’investissement pour le développement du stockage des énergies renouvelables.
Les énergies renouvelables et les économies d’énergie sont les véritables clés pour un avenir indépendant du nucléaire. C’est aussi un puissant moteur de création d’emplois en France et dans toute l’Europe.
Pour construire notre avenir hors du nucléaire et de ses dangers, il faut de l’imagination et le courage d’un changement profond et Européen.

Monsieur Naoto Matsumura a bien montré les conséquences de la catasthrophe nucléaire et humaine à Fukushima. Hélas, une prochaine catastrophe est inéluctable, à qui le tour ?

Attendons-nous ce jour les bras croisés ?

Nos invités pour la conférence de presse :

Susan Boos (rédactrice en chef du journal hebdomadaire WoZ, a présenté ses expériences à Fukushima et les conclusions qu’elle en a tirées. Elle s’est montrée profondément impressionnée par ce qu’elle a vu au Japon. ouvrages de Suzan BOOS :« 1996 la vie en Ukraine dix ans après Tchernobyl », « La Suisse rayonnante (=radio-active)» et « Fukushima Donne le bonjour » pour ce livre elle a reçu le Nuclear-Free Future Award.
Jürg Joss (militant au sein de l’association «Fokus Anti-Atom» (Focus anti-atome, www.fokusantiatom.ch)
• Opposant à la centrale nucléaire de Mühleberg, technicien en automation et père de famille vivant à Bätterkinden dans le canton de Berne, Jürg Joss
se mobilise pour un avenir sans nucléaire, d’où son engagement au sein de l’association « Fokus Anti-Atom » (Focus anti-atome).
Bernard Laponche Polytechnicien, docteur ès sciences en physique des réacteurs nucléaires, docteur en économie de l’énergie.
Bernard Laponche a travaillé au Commissariat à l’énergie atomique (CEA) dans les années 1960 et 1970 et a été pendant plusieurs années le représentant de la France au Comité Europe-Amérique de physique des réacteurs. Il a été responsable syndical à la CFDT dans les années 1970, directeur puis directeur général de l’Agence française pour la maîtrise de l’énergie (AFME, aujourd’hui ADEME) de 1982 à 1987, co-fondateur avec Florence Rosenstiehl et directeur du bureau d’études ICE (International Conseil Energie) dans les années 1990 et conseiller technique de Dominique Voynet pour l’énergie et la sûreté nucléaire en 1998-99. Il a poursuivi de 2000 à 2012 une activité de consultant international dans le domaine de la maîtrise de l’énergie et a été président du comité directeur du projet « EE 21 » Efficacité énergétique 21) de la commission économique pour l’Europe des Nations Unies (UNECE). B. Laponche est coauteur de « Maîtrise de l’énergie pour un monde vivable » (1997, édition ICE) et de « En finir avec le nucléaire : pourquoi et comment » (2011, éditions du Seuil), et auteur de « Maîtriser la consommation d’énergie » (2004, éditions Le Pommier). Il est cofondateur et membre des associations Global Chance et Energie Partagée. Il a fait partie du groupe d’experts du Débat national sur la transition énergétique de 2013.
Michael Sladek médecin co-fondateur Elektrizitätswerke Schönau“ (EWS) et après Tchernobyl de l’association „Eltern für atomfreie Zukunft“.
Jürgen Lodemann écrivain et régisseur.
Frank Baum depuis le début des années 70 dans le mouvement environemental. Il s’est engagé dans le cadre des initiatives citoyennes Bade-Alsace contre le nucléaire et la centrale de Whyl. 13 ans l’équipe de « haute école populaire Wyhlerwald », qui était un pilier important de la résistance contre la centrale nucléaire avec l’information qu’ils fournissent. A la Régie régionale de la BUND active. Après la catastrophe de Tchernobyl, il crée « parent Staufen » avec une initiative «écocitoyenne» de Staufen ». Un thème majeur est aussi son combat pour la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim et il travaille pour une politique énergétique respectueuse de l’environnement.
Nanoto Matsumura agriculteur à Fukushima. Il a choisi de vivre chez lui près de ses chevaux, à proximité de la centrale nucléaire Daiichi éventrée. Il est surnommé « Le dernier homme de Fukushima. cf: http://www.bing.com/news/search?q=le+dernier+homme+de+Fukushima&qpvt=le+dernier+homme+de+Fukushima&FORM=EWRE
Gabriel Weisser riverain de la centrale nucléaire de Fessenheim, accueille Naoto MATSUMURA.
• Gabriel WEISSER en tant que citoyen s’est engagé pour la sortie du nucléaire après la catastrophe de Fukushima. Il a géré fin de l’année 2011, le dossier de la SFEN (société française d’énergie nucléaire) dont le Président était M. Luc OURSEL, également Président d’AREVA. La SFEN intervenait dans les établissements scolaires en Alsace dans le cadre d’un partenariat avec le Rectorat de l’Académie de Strasbourg, pour animer en direction des élèves, des conférences autour de la problématique de l’énergie. A ce jour, la SFEN n’intervient plus dans les établissements scolaires alsaciens et Luc OURSEL n’est plus le Président de la SFEN

Lien vers la galerie photo de Christo MICHE.

Lien vers la galerie photo du site NWA, Nie Wieder Atomkraftwerke.